cinema
Publié le - 2919 visites -

La ville aux murs dauphins, un film français qui a une carrière internationale

Etrange destin que celui de “La Ville aux murs dauphins” écrit et réalisé par Pierre Gaffié. Un film alliant romance et drame, auto produit (avec le soutien de la Région Midi-Pyrénées)

Les généralités du film

L’histoire est celle d'un jeune architecte, perturbé par la venue d'une jeune femme alors qu'il est sur le point de prononcer un discours sur ce que seront les villes du futur. Sauf qu’avec cette femme il est confronté à son propre présent... Résistera t-il à cette “tentation”, qui pourrait le faire dévier de sa route professionnelle et de ses utopies ? Ou harmonisera t-il sa vie ?
Les acteurs (Régis Lux, Magaly Godenaire) jouent une partition franche, on sent qu’à chaque phrase une part de leur destin se joue. Magaly Godenaire est probablement la plus impressionnante, car en trois séquences clefs, elle fait chavirer le personnage et les spectateurs.

Les succès internationaux

Ce film est primé par différents festivals du cinéma dans le monde. Baptisé “The dolphin skin city”, il a obtenu le meilleur film dans la catégorie langue étrangère du festival “Back In The Box” en Californie. Le public anglo-saxon a suivi ce film, bizarrement plus que les festivals français. “Love Michelle festival” à San Antonio (Texas), Laughlin (Nevada) ou Gwinnett (Georgie)... Peut-être les USA trouvent-ils une résonnance très arty, européenne à ce film. Idem pour l’Australie ou l’Inde où le film a été projeté.

L’Europe a aussi été sensible à ce court-métrage : Roumanie, Grèce, Irlande, Portugal, Autriche (Festival des nations)
“La ville aux murs dauphins” a par ailleurs représenté la région Midi-Pyrénées au festival de Hyères Les Palmiers où je l'ai vu...

Rythme intérieur...

Le film nécessite un peu plus de temps que la moyenne pour pouvoir s'imposer, ce qui est cohérent d’ailleurs avec le côté erratique, hésitant, du personnage principale. C’est un film pudique, sans rentre-dedans. Et pourtant, on a envie d’insister et de le revoir...

Dans le processus, la musique fut très importante. Un prologue planant, accompagné d’une musique du DJ Nino KORTA, a accompagné un nouveau montage...

Tournage

Lors de sa première projection publique, à la Cinémathèque de Toulouse (où le film a été majoritairement tourné), Pierre Gaffié a tenu a remercier tout particulièrement son équipe car, de son propre aveu le tournage a été difficile. Un tiers de l’équipe technique vivait son premier vrai tournage, au côté d’un chef-op chevronné Hervé Lodé. L’accumulation de lieu de tournage dit “sensibles” (clinique, salles de réunion, et hôpitaux) pour un film au final intimiste laisse préjuger des difficultés d’élaboration... Ce qui est assez finalement assez synchrone avec le thème du film : l’invention d’une utopie.

Accès à la page Facebook officielle : https://www.facebook.com/pages/The-Dolphin-Skin-City-a-film-by-Pierre-Gaffi%C3%A9/259787797418140

Valentine Clerc

Laissez votre commentaire à propos de cet article